La Coalition Climat appelle l’Arizona à une sortie juste et équitable des énergies fossiles.
Cet été pourrait être le plus frais du reste de notre vie,
pourtant l’Arizona et les gouvernements régionaux sont complètement déconnectés de la crise climatique
que nous vivons aujourd’hui.
Alors qu’une énième vague de chaleur historique étouffe la Belgique, il est urgent de remettre le
climat comme une priorité et planifier la sortie des énergies fossiles pour éviter des épisodes
climatiques extrêmes, comme cette vague de chaleur, plus longs, plus intenses et plus fréquents.
Nos aînés suffoquent, les enfants étudient leurs examens dans des fours, les infrastructures et
les services publics sont perturbés. Bien que tout ça fut prévisible, les financements dédiés à
végétaliser nos villes pour les rafraîchir sont insuffisants et, tout en sachant que la nature et les
arbres sont des alliés, aucun financement pour le plan national de restauration de la nature n’est
prévu.
Pire encore, alors que les villes sont les plus touchées par l’effet d’îlot de chaleur, les bruxellois
n’ont plus droit à aucune prime ou subvention pour isoler leur logement. Quant aux wallons et
flamands, ceux-ci ont vu une réduction des primes et des subventions octroyées. Les mesures
d’adaptations sont cruellement absentes, tout comme les mesures d’atténuation et ce n’est pas le
fruit du hasard : cette inaction est le fruit d’une responsabilité politique que portent nos
gouvernements aujourd’hui. La Belgique, tout comme les autres pays du monde, doit urgemment
réduire ses émissions de gaz à effet de serre pour garantir un monde vivable dans des conditions
dignes pour le maximum d’entre nous.
Le pétrole, le gaz et le charbon sont responsables de 75% des gaz à effet de serre responsables
du dérèglement climatique. La cause connue et les conséquences déjà palpables, il est difficile de
comprendre pourquoi la Belgique ne soumet aucun plan de sortie des énergies fossiles pour
limiter la casse. L’actuelle canicule, tout comme la crise du détroit d’Ormuz, démontre que notre
dépendance aux énergies fossiles est une menace pour notre santé, notre sécurité et notre
prospérité.
Or, bien que la Belgique se soit engagée sur la scène internationale à une sortie juste
et équitable du gaz, du pétrole et du charbon, aucune feuille de route ne le planifie.
La meilleure adaptation sera celle que nous n’aurons pas à faire, s’adapter dans un monde à
+1,5°C, +2°C ou +3°C, ce sont des milliards d’euros et de vies perdues de différence. Un tel plan
doit être complémentaire avec un vrai plan social climat ambitieux afin d’accompagner les
ménages, en premier lieu les plus vulnérables, dans cette transition.
Un tel plan doit comprendre plusieurs chantiers pour le gouvernement fédéral où tous les
ministres sont concernés par le climat et l’on a du mal à voir une unité au sein de nos
gouvernements sur cette question. L’éolien offshore en mer du Nord attend toujours que le
ministre de l’Energie appuie sur le bouton « start ». Les milliards affluent toujours vers les
subsides aux énergies fossiles mais le ministre des Finances n’a entamé aucune réforme ni pour
les réorienter ni pour taxer les profits des entreprises pétro-gazières. Enfin, le ministre de
l’Économie préfère bloquer toute action climatique plutôt que de travailler à la reconversion des
travailleuses et des travailleurs alors que des emplois sont voués à disparaître.
Deux provinces en alerte rouge et toutes les autres en orange ce vendredi, ces signaux d’alerte
doivent être des déclencheurs pour que l’Arizona et les gouvernements régionaux fassent du
climat un axe majeur de cette législature. Nier la crise à laquelle nous faisons face est tout aussi
méprisable qu’irresponsable.



